Le rapace
Partout tu t’envoles
Vers des horizons frivoles.
Et tu reviens fol
Aux terres agricoles
Brûlées, asséchées.
Avec tes ailes noires
Striées de langues blanches,
Tu guètes une proie
Comme un roi
Voulant s’accaparer
D’un monde enragé.
Dans ta ligne de mir,
Tu aperçois un petit lapin,
Le pauvre sbire.
Tu serres des ailes sans fin
Et pique ton bec dans le vide.
Tu le fixes en brisant l’air
Et tes plumes deviennent livides.
Tes pattes tremblent du fil de fer.
Arrivant presque sur ta proie,
Le lapin esquive et te foudroie.
Terrible, tu t’écrases à jamais.
Le rongeur devient hilare.
Rapace, t’était un charognard.
T’as raté ta vocation à jamais.
Copyright 2006.VL
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