Le rapace

Publié le par Vivien LAPLANE

Partout tu t’envoles

Vers des horizons frivoles.

Et tu reviens fol

Aux terres agricoles

Brûlées, asséchées.

Avec tes ailes noires

Striées de langues blanches,

Tu guètes une proie

Comme un roi

Voulant s’accaparer

D’un monde enragé.

Dans ta ligne de mir,

Tu aperçois un petit lapin,

Le pauvre sbire.

Tu serres des ailes sans fin

Et pique ton bec dans le vide.

Tu le fixes en brisant l’air

Et tes plumes deviennent livides.

Tes pattes tremblent du fil de fer.

Arrivant presque sur ta proie,

Le lapin esquive et te foudroie.

Terrible, tu t’écrases à jamais.

Le rongeur devient hilare.

Rapace, t’était un charognard.

T’as raté ta vocation à jamais.

Copyright 2006.VL

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Publié dans Poèmes

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