Vieux Coly

Publié le par Vivien LAPLANE

Il ne peut plus souffrir.

Plus de souvenirs.

Plus de sourires

Sur son visage de cire.

Marqué par les âges,

Par les sans voyages.

Assis sur un petit muret,

Il regarde les gens passer,

Indifférents pour trépasser.

Son regard flotte sans cesser

De balayer le ciel changeant.

La ville s’endort ainsi que les agents.

Seul, il partira dans ses rêves

Ou dans son paradis sans trêve.

Avant qu’il ne s’allonge éternellement,

Un petit garçon lui chante longuement

Une mélodie qui lui est connue,

Qu’il ne l’a jamais plus entendue.

Un visage revient dans sa mémoire.

Il se relève et marche au seuil du soir

Avec l’enfant vers un possible espoir

Au coin d’un feu, dans la brousse,

Dans un petit village aux palissades rousses.

Sans rien comprendre, sans rien savoir,

Dans la rue déserte, il s’endort paisiblement

Avec un sourire pour l’éternité.

Copyright 2006.VL

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Publié dans Poèmes

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