Vieux Coly
Il ne peut plus souffrir.
Plus de souvenirs.
Plus de sourires
Sur son visage de cire.
Marqué par les âges,
Par les sans voyages.
Assis sur un petit muret,
Il regarde les gens passer,
Indifférents pour trépasser.
Son regard flotte sans cesser
De balayer le ciel changeant.
La ville s’endort ainsi que les agents.
Seul, il partira dans ses rêves
Ou dans son paradis sans trêve.
Avant qu’il ne s’allonge éternellement,
Un petit garçon lui chante longuement
Une mélodie qui lui est connue,
Qu’il ne l’a jamais plus entendue.
Un visage revient dans sa mémoire.
Il se relève et marche au seuil du soir
Avec l’enfant vers un possible espoir
Au coin d’un feu, dans la brousse,
Dans un petit village aux palissades rousses.
Sans rien comprendre, sans rien savoir,
Dans la rue déserte, il s’endort paisiblement
Avec un sourire pour l’éternité.
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