Le petit Gulliver

Publié le par Vivien LAPLANE

Sur le rebord d’une fenêtre,

Rêvait un petit être

Avec une veste et des guêtres.

Il envoyait paître

Son ombrelle noire

Sur la vitre du soir.

Avec son chapeau de velours,

Il en faisait un abat-jour

Et éclaira son visage

Meurtri par les voyages.

Il s’appelait Gulliver.

Un comble pour un nain vert

Lui qui songeait à grandir

Avec ses pieds de cire.

Alors il se met à imaginer

Tel un géant au gros nez

Franchissant avec merveille

 Les abîmes du sommeil,

Gravissant avec panache

Les sommets des vaches.

Mais Gulliver se réveillait

Parcourant ses papiers,

Relatant ses périples lointains.

Pour se noyer, il prend du thym

Et en fait de l’alcool très fort.

Il boit pour ne plus boire

Ses souvenirs du dehors

Et pour ne plus avoir d’espoir.

Soudain, une goutte d’eau

Heurta lourdement son dos.

Un parfum de rose se dégagea

Et une silhouette se dévisagea.

Une petite fée

Toute décoiffée

S’approcha sans tarder

De Gulliver hébété.

Ce dernier brisa la vitre

Avec son vieux pupitre

Et s’envola tout en riant

Avec la fée en criant

Les milles amours

Pour toujours.

Copyright 2006. VL

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Publié dans Poèmes

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L
Bonjour Vivien,<br /> <br /> que c'est agréable de te lire.Celui-ci est particulièrement mignon, touchant...<br /> Une petite fée<br /> Toute décoiffée<br /> S’approcha sans tarder<br /> De Gulliver hébété.<br /> Ce dernier brisa la vitre<br /> Avec son vieux pupitre<br /> Et s’envola tout en riant<br /> Avec la fée en criant<br /> Les milles amours<br /> Pour toujours.<br /> Je profiterai de ta tribune pour te souhaiter un serein Noel.Amitiés,Mel... ;-)
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