Pierrot

Publié le par Vivien LAPLANE

Le soleil s’exaspère

En ne rougissant guère

Un nuage de poussière

S’élevant de la terre.

La lune devient silencieuse

Face aux étoiles malicieuses

Et disparaît dans une nébuleuse

Imaginaire et facétieuse.

Et Pierrot se réveille, filou

Sur son petit caillou.

Il fait les quatre cent coups

En creusant des trous

Dans l’univers infini.

Il trace un chemin pétri

De chocolats, de confiseries.

Puis s’arrêtant, il sourit.

Il jette une petite lueur

Sur un visage en pleurs,

Perdu dans les milles fleurs

D’une galaxie sans couleurs.

C’est la fille de toutes les novas.

Elle explose sur tous les canevas,

Les mystères d’une secrète diva.

Pierrot rêve et puis s’en va

Pour revenir avec une guitare.

Il la séduit dans son art.

Un filet d’astéroïdes s’empare

De leurs doux regards.

Ils s’approchent timidement.

Ils se regardent dangereusement.

Une comète les lie doucement

De son gigantesque firmament.

Le soleil est ravi de sa victoire

Après avoir fait rougeoir

Le nuage de poussières noires

Au dessus d’une passoire.

La lune redevient bavarde

Avec deux mille hardes

De constellations couardes.

L’histoire se finit par mégarde

Copyright 2006. VL

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Publié dans Poèmes

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