Ballade en brousse

Publié le par Vivien LAPLANE

C'était ce lundi de Pentecôte.
Il était 07h10 quand je suis parti avec, au moins, 15 kilos sur mon dos. J'avais pris mes papiers au cas où ainsi que le numéro d'AXA assurances. J'avais mis une chemise rouge pour que l'on puisse me repère mieux. ( Dans les flamboyants, ça risquerait d'être plus difficile). J'avais aussi emporté deux litres et demi d'eaux bien glaçées. Quand même, 15 kilos??? J'emportais du riz, du sucre, su savon et des bonbons pour les villages que j'avais prévu de traverser.
Bref, il faisait doux et le ciel était voilé. Je pus faire quelques photos à la sortie de la ville.


Les premiers kilomètres furent agréables surtout que la piste en latérite venait d'être refaite. Enfi, je dus tourner à gauche pour aller à Kael Bessel.

 
Je rencontrais un gars qu voulait avoir mes coordonnées et qu'il était ravi de me voir. Je lui rassurai le contraire car je ne veux pas dévoiler ma vie privée à des gens que je ne connais pas. Tout ce que je sais, c'est les sous qui l'interessent. J'en vais encore croisé plusieurs dans la journée. Bref, je continuai ma route sereinement et passait dans un autre village où uen femme me reconnut. Elle était présente quand j'avais déjà distribué des aliments etc...
A la sortie d'un village, je vis un agréable coin de verdure et je pensais à ma chère mère qui voulais que je photographie du vert. Maintenant c'est fait.


Le village suivant, je me suis comporté comme un voleur d'images et j'en étais pas fier. Voici ces quelques photos de maisons et j'étais parti rapidement craignant d'être poursuivi.

 
Plus loin, je me rendis compte que j'avais fait fausse route. Une intuition. Alors je demandais la direction du village où je voulais aller: Poula Pissan.
Arrivé dans un village nommé Saré Sambanéké, je m'adressais à un jeune garçon car je voulais voir le chef du village. Après les salutations d'usage et les essais de dialogue. Il ne parlait pas peul mais un jeune pouvait traduire.  Je lui donnai donc du riz, du sucre puis distribuais les bonbons aux enfants. Quelques femmes vennaient me serrer les mains en guise de remerciements. Puis je fis un peu le tour du village et de la population pour faire des photos.



C'est ainsi qu'un vieil homme en boubou rouge bordeaux m'accompagner. J'acceptais et j'avais bien fait car je me serais perdu dans les dédales de sentiers dans la fôret claire.
Après l'avoir laissé à Poula Pissan, je continuais ma route et je sentai enfin que mon sac était plus léger. Au prochain village, je donnerai le reste de mon sac! Il faisait de plus en plus et plus humide. Ma chemise était trempée. Et la piste était bien droite et je n'en voyais pas le bout.


Enfin, j'arrivais près d'un village appelé Mountoumba et c''était là que j'avais donné le reste de ce que j'avais.
 

Les " vieux étaient ravis".
Puis je continuais mon chemin accompagné par l'un des gars du village qui allait travailler dans son champ.  Il voulait mon numéro de portable et je lui dit avec un sourire que j'étais pas joignable puisque pas de portable.



Il s'en est allé plusieurs centaines de mètres après.
Je passai non loin du village de Dialakegny quand j'aperçus les premières parcelles de rizières, avec les canaux.


Après avoir marché au moins 15 kilomètres et pendant 4 heures et demi, une voiture put me prendre jusqu'à Soutouré. Un vrai régal et j'en profitai pour me poser et regarder les dédales de chemins à travers les rizières. Sans la voiture, je me serai perdu, ça s'est sur.


On me déposa donc à Soutouré devant la Sodagri, un organisme s'occupant de la culture du riz. Il y avait de beaux flamboyants. je continuais ma route à pieds et j'en profitais pour acheter des mangues.
Deux kiloèmtres environ de Soutouré, une ONG me prenait en voiture dans leur 4X4 en voiture pour me déposer jusqu'à la route bitumée. Et je pris un taxi brousse pour aller jusqu'à un carrefour.


Un panneau indiquait la direction du barrage ou je voulais. Il me restait 10 kilomètres à faire. Je m'achetais de l'eau minérale fraiche puis un couturier nommé Mamadou m'invitait à boire du thé.

 j'acceptais avec plaisir et nous discutions de tout. ce qui m'avait surpris, c'était d'entre un chant grégorien à la radio. Il m'expliquait que c'était le pélérinage à Popenguine. Alors il écoutait cela pour être en communion avec ses amis chrétiens.
Quelques instants plus tard, je repris la route à pied bien q'un taximan voulait me prendre dans savoiture un peu trop abimée à mon goût et y avait personne. J'aurais attendu longtemps.
Quelques centaines de mètres plus loin, je fis quelques photos et deux jeunes voulurent que je les prennes. En guise de récompense, je leur donnai des bonbons.

Enfin, je montai sur une charrette pour deux kilomètres au moins.

Les kilomètres suivants, je les aies fait avec mes pauvres jambes qui commencaient à me faire mal. Le payage me semblait étrange? j'avais l'impression d'être dans un autre Afrique.

J'avais trop hâte d'arriver au barrage. Mais avec cet envie d'y parvenir au plus vite, j'avais l'impression de marcher depuis l'éternité.  Une heure et demi de marche plus tard, je vis enfin le panneau " Barrage du Confluent".

Je me reposai avec joie et je commencai hélas à manquer d'eau. J'avais presque tout bu. En aurais-je assez pour le retour? That is the question!
J'espérais avoir une voiture pour le retour. Hélas, je repris la route pour trois kilomètres et je m'allongeais de fatigue au bord de la route. Entre temps, il y avait un camion et quatre taxis brousse qui était passé plus une charrette, mais dans le mauvais sens. Après une heure et demi d'attente, une motard me prends sur sa moto, sans casque. Et je priais tous les saints du ciel que je puisse arriver sain et sauf jusqu'au carrefour.
Enfin arrivé au carrefour. Mamadou le couturier m'accueillit avec joie et m'invita à s'asseoir. Comme il m'avait déjà demandé des sous et d'autres choses, je lui prevenais que je ne lui donnerai plus rien. Il avait l'air un peu décontenancé et m'avoua qu'il esperait avoir un peu plus d'argent. Je lui révelais que je n'avais sur moi que le stricte nécessaire pour rentrer sur Vélingara en car rapide, c'est à dire 750 frcfa. Il était un peu surpris. Il m'aida pour le départ à arrêter un taxi sur la route et qui me déposa à Kounkané.
Je pris le car rapide à Kounkané et je mis 1 heure pour arriver à Vélingara. Il y a 30 km entre ces deux bourgades.
Et j'en fus quitte à mon arrivée pour une bonne douche et une aspirine.


( Il reste encore des photos et je n'ai que résumé ma journée!)


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Publié dans Divers

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E
Ta ballade en brousse je la connait par coeur car j'ai la chance grace a dieu de pouvoir vivre dans ces lieux et de cotoyer toutes ces memes personnes pendant1 semaine chaque année depuis 15 ans lors de sejours de chasse.Tes photos et tes commentaires sont un pur bonheur et j'ai hate de pouvoir vite retourner revoir toutes ces personnes ,pecheurs,agriculteurs,feronniers,instituteurs et surtout tous ces enfants au large sourire.Continu a nous faire rever a travers tes visites et tes experiences.merci.
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