Une folle molécule
Au-delà du temps éternel,
Une molécule s’en va, tel
Un lion enragé dans le ciel,
Furieux, coule une bielle
D’eaux vives sur l’horizon
Aux milles visages de saisons.
La molécule panique sans raison
Et moult orages grondent à foison.
Un vent chaud refroidit l’air.
La molécule devient cellulaire
Et s’incruste dans la douce terre
Engorgés de sang des téméraires.
Une lumière s’élève des ténèbres
Et mille cantiques zèbrent
L’univers bafoué, pleins d’ulcères
De haine, de pleurs et de souffrances.
Un souffle chasse les peurs denses
Et l’espoir revient dans les cœurs.
La molécule se repose dans une lueur
Aquatique et se transforme en dauphin
Qui bondit, nage, ivre de liberté
Et pousse des cris de sérénité.
Copyright 2007. VL