Symphonie du monde

Publié le par Vivien LAPLANE

Souffle de lumière
Sur les paupières
D’un monde hagard.
Le ciel fume un cigare
Et la mer s’engouffre
Dans ses larmes de soufre.
Un cheval jaillit de la terre
Aux sabots bleus d’éther.
Il hennit aux mille horizons
Qui tremblent à foison,
D’effroi, de terreur.
C’est la ville d’Ys
Qui revit son supplice.
Et les amazones fières
Qui reprennent leurs guerres
Contre les barbares d’orient.
Et un matin, à l’occident,
Tout s’endort sur la terre
Sur des notes de musique de Mahler.
Une brise violoncelle
S’empare des chaînes de nacre
Et les rompt, les descelle.
Un chant à quatre voix
S’élève par-dessus les voies
De l’espérance des ombres.
Un frémissement d’une harpe
Résonne des collines de Polycarpe.
Un nuage d’ivoire murmure
Dans un harmonica à mille tons.
La terre enlève son armure
Et de sa voix de baryton
Déclame « l’Ode à la joie ».


Copyright 2007. VL
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Publié dans Poèmes

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