Une rue au crépuscule

Publié le par Vivien LAPLANE

Et ça crie au-delà des murs !
Des petites filles chahutent,
Des gamins guettent et affûtent
Leurs quatre mille coups durs.
La nuit tombe. Ils courent
Ces enfants vers leur basse-cour
Familiale, rejoindre leurs mères.
Un vieux boit son thé bien amer
Sur une souche de fromager
Aux cotés de ses frères bien âgés.
Un muezzin hurle, psalmodie
Sans cesse la même chose.
Le ciel perd son éclat de rose
Et devient noire. Il maudit
Le soleil paresseux de luire
Que 12 heures maximum.
Les dernières chèvres braient,
Font vibrer leur langue au summum.
Un oiseau blanc zébré
De noir de jais et de cendre
Plane et s’en va descendre
Dans un arbuste rabougri.
Un grillon fait crisser ses gris-gris
Et brise le silence cacophonique.
La rue remplie de sable latéritique
Devient déserte, seule, oubliée
Pour une nuit désenchantée.
 
Copyright 2007. VL
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Publié dans Poèmes

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M
joli retour à la poésie mon coeur. Je me retrouve immédiatement dans la rue ensablée devant le collège...tout est là chaud, bruyant, vivant.Et comme tu as raison de dire"on s'adapte sans vraiment maîtriser notre voyage"!<br /> Mais quel beau voyage nous avons parfois, non?
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