Au crépuscule
Au dessus de la brousse asséchée,
S’élève une fine brume éméchée.
Le soleil disparaît derrière l’horizon
Et le ciel perd ses couleurs, sa raison
D’être. Il a envie de pleurer à foison
Mais la brise le console avec douceur.
Un berger fait rentrer ses chèvres sans heurts
Dans un enclos de paille et de branchages.
Une femme en boubou bleu lave le visage
De son enfant, trace de ses jeux dans le sable.
Des oiseaux noirs et blancs, inconsolables,
Crient en s’envolant vers d’autres contrées.
C’est au tour de la Nuit de rencontrer
Les désirs, les songes, les rêves des hommes
Pour peut être s’en emparer en somme
Et les cuisiner pour son frère le Jour.
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