Pris sur le vif

Publié le par Vivien LAPLANE

Bonjour à tous,

Il est 18h14. Le soleil commence à disparaitre derrière un horizon englouti par les nuages. Une lumière ocre pâle envahit les rues.  Des enfants jouent au foot dans une rue complètement engloutis par le sable roux, couleur cassonade. Une voiture vient de passer en trombe klaxonnant sur son passage. Des jeunes sont assis contre un mur, discutant, palabrant de tout et de rien. J'en connais quelques uns d'entre eux tel que Thierno, Issa qui m'ont déjà offert le thé le temps d'un passage au cybercafé. De la musique résonne au dessus des toits de toles ou de chaumes.

Lundi et hier, je suis allé au marché, pour acheter diverses choses comme des pagnes, des pinceaux pour la bibliothèques. Il ya énormements d'étals de vétements, de tissus de couleurs de toutes sortes. Des femmes vendent des fruits et légumes au bord de la rout, à l'ombre d'un anacardier ou d'un acacia. Quelques rues possèdent un canal et, entre le canal et le  mur des propriétés sont installés les plus miséreux, qui logent sous abri précaire de bois et de chaume.

Quand je vais en ville, je suis souvent interpellé par des gens qui me reconnaissent. Agréables rencontres même avec des inconnus. Quelques vieux me tendent la main avec un grand sourire pourvu de sagesse. Des petits enfants crient "Toubab" quand ils me voient puis réclament:" Ralys! Cadeau! Cadeau Toubab". Et je leur réponds avec un sourire: " Amul Ralys". C'est à dire je n'ai pas d'argent. Bien sur que j'en ai mais je ne veux pas en donner à n'importe qui et en plus si je donne, je ne pourrai plus sortir sans être poursuivi par une horde d'enfants réclamant des cadeaux.

Bref, au collège, j'anime les ateliers lecture avec un réel plaisir. Quand je vois un élève prendre un dictionnaire pour comprendre ce qu'il est en train de lire, ça me donne envie de continuer et que mes actions ne sont pas vaines. J'ai quelques habitués qui me rendent quelques menus services à la bibliothèque comme ranger correctement la bibliothèque.  Avec l'harmattantqui souffle et soulève le sable, je dois sans arret essuyer les tables, les livres et balayer. Il y a des avantages et des inconvénients.

Comme je vous disais, les chèvres sont omniprésentes dans la cour. Y en a des blanches, des bruns aux oreilles blanches. Avant d'aller prendre le repas, j'ai vu deux chevreaux en train se se battre. Quelques fois, des moutons attendent au portail et bêlent pour qu'on les fasse sortir.

 

Voici pour quelques anecdotes. ( Désolé pour les fautes s'il y en a. Je le corrigerai dimanche prochain quand j'aurai plus de temps).

Bien à vous tous,

 

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Publié dans Vélingara

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L
Salam Maleikoum Vivien,<br /> ça fait bien plaisir de te lire. Je vois que tu profites pleinement de ta mission avec ses avantages et ses inconvénients. Qu'on soit en pleine brousse, en ville, au Sénégal ou en France, il y a toujours des situations auxquelles il faut faire fasse. Maintenant, c'est à chacun de s'adapter et de savoir tirer profit des différances.<br /> Bonne continuation.<br /> Au plaisir de te lire.<br /> Laetitia
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