L’enfant perdu

Publié le par Vivien LAPLANE

L’enfant perdu

 

 

Tu es là, à me regarder

Dans le vide sans rien demander.

Tu es là, assis sur un tronc d’arbre,

Immobile, froid comme du marbre.

Tes yeux bleus deviennent pâles

Sur ton visage devenant rouge sale.

Tu serres tes points sur tes genoux.

Ton pantalon rugueux se dénoue

Sur tes chevilles ensanglantées.

Tes pieds nus sont engourdis,

Boursouflés par des orties.

Tu t’es perdu depuis des heures

Dans cette forêt de saules pleureurs.

Viens, ne crains plus de te lever.

Tu es fatigué, harassé, lessivé

Par le froid. Tu n’es plus seul.

Je vais te porter sur une meule

De laine, sellée sur un cheval.

Je te ramène à la maison du val,

Où tu reverras ta mère qui t’attend.

Pardonne-nous d’avoir été sévère.

Reste encore avec nous et persévère.

Tu dois espérer, vivre et grandir.

Ne perds jamais ton doux sourire.

Copyright 2006

Poème dédié à ma chère amie volontaire en Lituanie

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Publié dans Poèmes

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