Ils

Publié le par Vivien LAPLANE

Immobile,

Le temps se défile

Impassible,

L’espace devient invisible.

Les cils

D’un vil

Fantôme de la ville

Se faufilent

Sous des yeux indélébiles

D’une automobile

En forme de mil

Crachant de la bile

Sur milles

Routes inciviles.

L’air devient fragile

Comme une mer d’argile

Au creux d’une main agile

D’un géant docile.

Partout, ils

Sont là, sensibles,

Invincibles

Comme des krills.

Leur silence subtil

Est imperceptible.

C’est un mystère incrédible.

Rien à comprendre. Difficile.

Rien n’est habile.
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Publié dans Poèmes

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