Voyage d'un jour

Publié le par Vivien LAPLANE

La journée à Kolda Mercredi dernier, il y avait une réunion pour les agents pastoraux dont les frères en font partie, ainsi que les religieuses qui sont nos voisines. Pour ma part, j’allais en profiter pour faire mes papiers.Aurais-je donc mon fameux bout de papier attestant ma demande de carte de séjour ? La suite est dans l’histoire que je vais vous conter. Nous sommes donc partie en route à 6h30 du matin. Le bitume était fortement dégradé et les cahots nous incommodaient souvent. Le paysage était superbe avec une savane très arborée et des hautes herbes soyeuses jonchant sur les bords des routes. 60 Km après, des rizières formaient une mozaique de couleurs verdoyantes ponctués de palmiers. C’est la Casamance. Nous avons traversé un village, nommé Diobé, qui est un marché de renommée au delà des frontières sénégalaises. On pouvait trouver de tout, ainsi que des armes et des voleurs. La foule était compressé sur la seule voie de communication et fallait forcer le passage. Passés la foule et les énormes trous entourés de bitume, nous pénétrons dans la foret de Dabo. La route était une vraie gruyère que nous roulions sur le bas-côté. Nous avancions à 15 km à l’heure sur 10 kilomètres. (Alors, combien de temps a-t-on fait pour faire dix kilomètres ? ). Nous arrivions donc à Kolda à 9h10. ( 123 Km entre Vélingara et Kolda). A 10h00, Nous étions allé à la messe présidée par l’évêque de Kolda, Monseigneur Jean-Pierre Bassene. Puis ils allèrent à leur réunion et me laissaient peinard sur le bord de la route. Je pris donc la direction du centre-ville. Je demande le chemin à un gendarme. Malgré l’indication qu’il m’avait donné, je me perdis. (Bravo le géographe !!). Bref, je sollicitai un jeune de me guider et enfin arrivé devant la brigade mobile de sûreté, je lui ai récompensé de 100 frcfa. J’entrai dans la demeure et on me fit patienter car le responsable des étrangers était de sortie. 30 minutes après, il arrivait et m’accueillait dans son bureau. Je lui sortais tous mes papiers. Il vérifia sa liste de choses à avoir. Il me manquait deux photos d’identité en plus et un timbre de 200 frcfa ! Bigre, je le sentais venir. Il sortit tout de même le formulaire de son bureau métallique et le remplissait. Puis tamponnait et signait le récépissé de demande de la carte de séjour. Et… il… me le tendit. Je le pris et intérieurement, je criais victoire. Il me restait tout simplement à lui envoyer ce qui me manquait par la poste ! Puis je suis reparti errer dans la ville, comme un toubab avec son chapeau bien moulant. Une rivière traverse la ville. Les berges étaient très arborées. Hélas, près d’une des piles de pots, il y a une décharge et des tonnes de pneus. La rivière est la Casamance. Je rejoins les autres pour le repas vers 14h30. Et nous repartions sur Vélingara vers 16h ! Le retour était bien agréable car pas mal d’enfants nous saluaient en criant : « Toubab » ainsi que des jolies sénégalaises sur des charrettes. (Bah quoi ?). Fin de l’aventure à Kolda, arrivée vers 18h20 !
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Publié dans Vélingara

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