La nuit des ombres

Publié le par Vivien LAPLANE

Le soleil se couche sous un drap encre rougeâtre.

Les chauves souris sortent de leurs âtres

Pour se faufiler à travers les arbres endormis.

Sur le sol de latérite poussiéreux, des fourmis

 S’agglutinent sur un coléoptère en décomposition.

Des termites montent sur un mur dans un sillon

Etroit composé d’argile bétonné.

Des sifflements, Des bruits stridents de grillons brisent le néant,

Le silence de la nuit. Autour des néons, s’enivrent

 Des moustiques, des libellules, des mouches sans vivres.

Un rat palmiste se met aux aguets au sommet d’une case

Puis disparaît dans la pénombre. Une ombre rase

Les champs de riz. Sa présence essaie d’étouffer le bruit.

Des silhouettes semblent vouloir engloutir les fruits

Des chants des oiseaux et des grillons de brousse.

Les animaux résistent aux ombres pour que vivent

les hommes, qui sont point sur le qui-vive.

 Puis vient les premières lueurs du jour, les ombres

S’en vont honteux dans les entrailles sombres

De la terre. La vie reprend sur Gaia.

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Publié dans Poèmes

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T
Ah, Gaïa !<br /> Connais-tu le livre de James Lovelock  : "The Gaïa hypothesis" ("L'hypothèse Gaïa") ?<br /> J'ai, quelque part une cassette VHS d'une émission que j'ai enregistrée sur Arte il y a un certain nombre d'années (je continue à ne plus les compter), sur ce scientifique et humaniste, toujours vivant je crois, et si tu peux, à ton trop lointain retour, mettre la main sur un lecteur, nous la regarderons ensemble, Inch'Allah comme dirait Idy !
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