L'ennui
Le temps semble s’arrêter.
Mon esprit se met à ramer,
A voguer dans l’éphémère
Inactivité. Des poussières
D’envie de bouger s’envolent
Au gré de la brise frivole.
Je ne veux rien faire, écrire.
Tout m’est chimère, délire
De paresse, d’oisiveté.
Je suis esclave de ma liberté.
Sur la terrasse, je regarde
Le ciel, et le soleil qui me larde
De ses rayons avec sournoiserie.
Attendre que les secondes me rient
Au visage, en suspens éternel.
Au détour d’une pensée qui crécelle
Dans mon cerveau vide, j’agis
Dans cette ennui pour profiter
De la vie qui jaillit, gît
Tel une merveille dans l’univers.
J’en profite pour admirer l’air
Du temps qui s'écoule infiniment.
Copyright 2007. VL