Portrait

                                                                          Vivien LAPLANE, 25 ans, éducateur diplomé


Communauté de frères de Ploêrmel
BP 7
VELINGARA
SENEGAL
( vivienlaplane@free.fr)

 

 

 

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Bonjour à tous,

    Frère Régis tire les bulletins de notes mais seulement les sixièmes car un prof n'a pas encore rentré ses notes pour les autres classes. Et il est absent depuis une semaine et demi. C'est un vrai casse-tête car il n'est pas possible d'avoir un remplaçant . Donc Frère Régis modifie l'emploie du temps de la journée et ça s'est empiré depuis hier car un autre prof est tombé malade. Les cours vont donc sauter et ça va âtre la joie pour les élèves. Ils sont la plupart démobilisés dans le travail et ça s'énèrve dans les classes et pendant les récréations.
Puis à l'internat, c'est la pagaille à cause du responsable, Marcel, qui n'est malheureusement pas capable de tenir un groupe. Je ne peux pas donc venir travailler avec lui et être avec les internes. Faut qu'il s'en sorte tout seul et se responsabilise, selon les dires de Frère Pierre. C'est un peu frustrant car je ne fais rien d'éducatif, je veux dire par là que je ne fais rien qui est en rapport de ce que j'ai fait pendant mes deux dernières années. Mais je me plais malgré tout dans le travail de bibliothèquaire.
J'ai accepté la mission. Je l'assume. Un bon point, je trouve que les élèves progressent dans les fiches de lecture et comprennent mieux. Depuis deux semaines, je n'ai pas pu faire d'atelier conte à cause de manque d'élèves.
    Ce matin, j'ai surveillé deux heures les sixièmes et demain, mon emploi du temps pour les ateliers lecture est complètement chamboulé! Cela change de la routine!

    Sur ce, bien à vous tous,

Bonjour à tous,

Les sénégalais ont voté en masse. Selon les estimations du PDS, Wade gagnerait avec 55%. Le scénario était écrit d'avance mais je reste toutefois perplexe face à cette démocratie assez étrange. Je ne dis rien de plus puisque étant étranger. Dans les rues de Vélingara, tout est très calme, comme si rien ne s'était passé.

A suivre pour les résultats officiels....
Bonjour à vous,

Je vais vous montrer quelques photos d'oiseaux du Fouladou. Fouladou? C'est le nom traditionnel de la région de Vélingara!

  
                  Barbican à poitrine rouge                                           Coucal du Sénégal

      
                            Fauvette                                                                   Héron garde-boeuf

          
         Merle métallique à longue queue                          Merle métalique commun

 
                           Milan noir                                                           Moqueur

 
        Pigeon à épaulettes violettes                            Pigeon de guinée

 
         Pintade commune                                         Rollier d'abyssinie

 
           Encore un rollier d'Abbysine                                  Soui-Manga à longue queue

 
         Soui-manga éclatant                                              Tisserin à tête rousse

 
          Tourterelle des bois                                             Petit calao à bec orange


Et voilà! Et bien sur, il y a encore d'autres oiseaux dont je n'ai pas les photos! Je remercie encore à Luc pour ses photos!  Je vais essayer d'avoir les autres mais ça va pas être évident comme le Cornivelle, le gonelek de Barbarie, le loriot etc...

Bien à vous tous,

                A la veille des élections présidentielles, je suis allé faire une petite ballade en brousse ce matin. Comme d'habitude, j'ai pris: un chapeau, deux litres d'eau glaçés,une  trousse de pharmacie, mes papiers, un rouleau de papier WC, mes jumelles et appareil-photo, un billet de cinq mille francs sfa et etc...
J'ai quitté la com't vers 8h00 pour me diriger vers l'ouest de la ville. Le soleil était encore bas et pâllot. Après être passé devant la poste, j'ai croisé une vingtaine de militaires en action et un tank garé au coté d'une maison. je les ai salué et ont fait de même. Normal, il se préparaient à prendre leurs postes pour demain. La route était très poussièreuse et je m'enfonçais dans le sable sur au moins 40 centimètres.
Enfin en dehors de la ville, je découvrais des étendues assez découvertes.

 

Contrairement à ma première ballade, j'ai beaucoup traversé de villages. Dans un des villages, j'ai du m'arreter dans une boutique pour acheter des bonbons, du lait, du bouillon et du sucre. Au moins une trentaine de gamins avaient envahis l'entrée du magasin. Puis j'ai distribué tout ce que j'avais acheté. Cétait de la folie! Cris, rires et " Dariama" ( Merci en Peul). Les grandes filles faisaient tout pour faire régner la discipline et écartaient ceux qui avaient déjà reçu quelque chose!

               

Et puis j'ai du leur dit au revoir et m'ont accompgné jusqu'à la sortie du village. Tout au long de ma route, je n'ai pas arreté de croiser des gars en vélo ou sur des charrettes.
                            

Puis au prochain village, sous un énorme manguier, j'ai salué un vieux dans son hamac et un gars se triturant ses dents avec un bâton.  Puis au second village, encore des salutations et mieux, j'ai essayer de converser en peul mais çe fut des éclats de rires générales.

      

    

Et c'était après que j'hésitais sur le chemin à prendre. Un gars voulait m'accompagner mais il fallait que j'attende qu'il termine son travaille. J'ai dû refuser gentiment et m'a offert malgré tout un bout de pain et des arachides.
Puis ce fut une plongé dans la brousse complètement noire, traces de feux brousses.

    

Il ne faisait pas trop chaud et le vent soufflait. J'ai aperçu quelques rolliers d'abbysinie.
Il y avait énormément de vaches! Oui, ces grosses bêtes qui font "meuh" et qui ont des cornes.

                         

En cours de route, j'ai dépassé une charrette remplies de bois, encore des vaches et bien sûr des ânes.  J'ai fait une mini-boucle car j'ai rejoint un village où j'étais déja passé: Kaya Bessel ( Clin d'oeil à mes amis volontaires à Kaya au Burkina Fasso). Je crois que c'était Kaya ou Kayal, je ne sais plus en fait!

                          

Puis entre ce village et Vélingara, un gars en vélo et un autre avec un coq dans ses mains m'ont accompagné en silence.
A l'entrée de la ville, je les ai quitté car je voulais faire un petit détour et me reposer à l'ombre!

                                 

Cela vous dérange de me voir? tant pis pour vous!
J'ai découvert d'autres endroits assez surprenants car c'était très érodé.

                        

J'ai été encore accompagné par une bande de joyeux drilles mais là les jeunes me collaient un peu et heureusement m'ont laché à la rue principale de Vélingara. Voici les superbes manguiers qui jallonnent cette rue et sont remplis de fruits pendus par centaines; Vivement Avril pour les déguster!

                      

Je suis repassé devant les militaires qui cette fois-ci étaient en train de partir. Je suis arrivé sain et sauf à la maison. Et ce fut là que Mame, la cuisinière m'apostropha: " Vivien, ce n'est pas prudent de sortir en brousse la veille des élections".



Terrorisé
Il se terre dans les rosiers.
Il noit ses pensés
Dans une liqueur d'herbacées.
Dans l'ombre,
Il rumine et sombre
Dans le déni de son visage
Marqué par les âges,
Par les outrages
Des iris volages.
Tourmenté
Par les moqueries répétées
Des orchidées, des lauriers.
Il se met à injurier
En silence le monde.
C'est ainsi que des ondes
De pétales de boungainvilliers
Séchent ses larmes bafouées.
Une sève odorante
D'orgueil de chine
Brise l'échine
De sa colère ascendante.
Balayée l'ivresse de la peur,
Soulagée sa détresse des heures
Sans fin.
Il caresse enfin
Ses cicatrices du passé
Et accepte de se dépasser
Pour encore vivre
Parmi les fleurs
Sans heurts.

Copyright 2007. VL
Ce mardi, l'école maternelle a fété mardi-gras. Les petits encadrés par les adultes sont allés faire un tour en ville puis au collège bien déguisés.
    
 

Et voilà, ne sont -ils pas mignons?
Cela a été bien rapide puis le soir, on entendait dans la ville le bal!
Puis à la messe du mercredi des cendres, l'église était pleine de monde et surtout des femmes!
Le pretre resgnifiait bien que les cendres ne sont pas des gris-gris! Et que le jeune du Carême est totalement différent du jeune du Ramadan. Il nous a lu quelques articles du droit canon à propos du jeune, de l'abstinence et de la pénitence.
Pour les croyants, je vous souhaite un bon Carême et soyons unis dans la prière, surtout pour que la paix et la justice règne en ce monde ( Surtout au Sénégal en cette période des éléctions présidentielles).

Bien à vous tous,
Eh oui, dans trois jours, les sénégalais vont élire leur nouveau président ou réélire!!!
Contrairement à Dakar, les affiches des candidats se font rares et la confrontation des différents partis aussi. Nous entendons parfois les candidats passer rapidement après avoir parlé dans un micro, dans la rue principale.
Deux candidats ou trois peuvent passer au deuxième tour tel que Niasse, Barthily, Dieng et bien sur Wade, le président sortant!
A Vélingara, pour l'instant, on ne risque rien. Nous craignons tout simplement un hold up éléctoral pour dimanche donc des fraudes comme les substitutions des urnes, brouillages téléphoniques etc...
Banh, nous verrons bien dans les jours qui vont suivre...

A suivre donc!
Aux aguets !
Sur un promontoire
De roche noire,
Un lutin balaie
De son regard
Les contrées bizarres
Aux ondes vermeilles.
Il observe ! Il veille !
Il se méfie de l’air
Qui brise son flair.
Sur le qui-vive,
Il écoute les rives
Du silence invisible.
Soudain, une explosion.
Homère devient une cible
De roches en fusion.
Il s’envole vers le ciel.
Rien d’intéressant à voir,
A goûter, à sentir le miel.
Impossible de caresser l’ivoire
De ses exploits ancestrales.
Dans le néant, sur une plume
D’une blancheur magistrale,
Sourit Homère. Il hume
L’immatériel et vogue
Dans un bonheur. Une drogue !


Copyright 2007. VL
Au milieu de nulle part, se dresse un arbre hagard
Bercé sans un regard par le vent goguenard.
Avec ses branches tordues, il murmure au renard
Habitant à ses pieds. Le félin répond tard
Quand l’arbre dort, soupire fuyant les cauchemars
De la nuit, cruel sort grignotant les couleurs.
Un matin, une fleur aux multiples odeurs
Jaillit de ses racines. Elle s’épanouit belle
Faisant rougir l’arbre, fier de sa présence frêle.
Un silence, doux, tendre s’empare de ces deux êtres.
Les pétales tracent sur le tronc dur des lettres
D’amour, de paix, de joie. La sève coule d’allégresse
Comme des larmes sucrées de bonheur, de tendresse.
Et l’arbre s’envole haut et déploie ses ailes
De milles fleurs bleu-vert. Ivre, un rire scelle
Son ramage de feu et de brindilles d’eau pur.
L’arbre fait pleuvoir milles graines d’espérance sur
Sur les plaines désertiques et les montagnes arides.

Copyright 2007. VL
Et ça crie au-delà des murs !
Des petites filles chahutent,
Des gamins guettent et affûtent
Leurs quatre mille coups durs.
La nuit tombe. Ils courent
Ces enfants vers leur basse-cour
Familiale, rejoindre leurs mères.
Un vieux boit son thé bien amer
Sur une souche de fromager
Aux cotés de ses frères bien âgés.
Un muezzin hurle, psalmodie
Sans cesse la même chose.
Le ciel perd son éclat de rose
Et devient noire. Il maudit
Le soleil paresseux de luire
Que 12 heures maximum.
Les dernières chèvres braient,
Font vibrer leur langue au summum.
Un oiseau blanc zébré
De noir de jais et de cendre
Plane et s’en va descendre
Dans un arbuste rabougri.
Un grillon fait crisser ses gris-gris
Et brise le silence cacophonique.
La rue remplie de sable latéritique
Devient déserte, seule, oubliée
Pour une nuit désenchantée.
 
Copyright 2007. VL
La vie est un voyage infini
Où coule un torrent éternel
Au-delà des gouffres finis
Et des sommets mortels.
Sans cesse, elle s’en va
Vers l’inconnu sans canevas.
On avise selon les vents,
On s’adapte sans vraiment
Maîtriser notre voyage.
Faut faire confiance
Selon tous nos âges.
A qui donc, ce sens
De la vie doit-on ?
A vous de le deviner ?

Copyright 2007. VL

Ce fut un lundi 5 février, où le vent soufflait et rafraîchissait un peu l’atmosphère. J’avais rejoint mes parents et les Lemoine à l’aéroport. Je n’ai attendu que 30 minutes pour les accueillir. Nous avons pris un taxi envoyé par l’hôtel Diamarek de Saint Louis. Nous partîmes donc pour 4 heures de route environ traversant des paysages sahéliens avec du sable, du latérite, des baobabs, des acacias et pleins de troupeaux. L’arrivée à Saint Louis se fit sans encombres à part un bouchon avant de prendre le pont Faidherbe. Nous arrivions donc après le coucher du soleil à l’hôtel situé sur la langue de Barbarie. Le soir, nous fêtions mes 25 ans et je fus comblé de cadeaux mais aussi d’amour et d’amitié.

 

 

Le lendemain, nous visitions Saint Louis en calèche. Le contraste était saisissant entre le centre historique presque vide et le village de pécheurs en effervescence situé de l’autre coté du fleuve sur la langue de barbarie. Vous ne me croiriez pas si je vous dis qu’on avait eu froid et qu’on devait mettre un pull tellement le vent soufflait.

 

 

Le lendemain, nous repartions dans le même taxi à l’aller pour aller à Sokone dans le Saloum, près de Kaolack. Nous sommes passés par Touba, la ville sainte des mourides pour visiter la superbe mosquée. Puis nous étions arrêtés pour manger vers 15h à Kaolack dans un restaurant tenu par un libanais nommé « Le Brasero ». Si vous passez par là-bas, allez-y, l’ambiance est très convivial, le service est rapide et pas cher et très bon !!!!! Enfin, l’arrivée à Sokone, plus précisément au campement « Le Caïman » se fit sans encombres après avoir roulé sur une route un peu désastreux. (Nous avons dû aller sur une piste parallèle).

 

 

Ce fut un jeudi 8 février, nous partions en pirogue dans les bolongs, parmi les palétuviers où se cachent les fameuses huîtres, puis les divers oiseaux tel que le héron Goliath, la grande aigrette, le héron cendré, le vanneau, le balbuzard pécheur etc. Notre piroguier, Ibrahim parlait bien français et connaissait les chenaux comme sa poche. Avant le pique-nique, nous étions arrêtés à Ngadior, un village perdu dans les bolongs. Nous fumes très bien accueillis car un gars nous fit visiter son village et des femmes laissaient leurs travaux pour nous faire entrer dans leurs maisons. Dans les rues, les petits enfants nous prenaient par la main et nous suivaient. J’avais à ma main gauche, un jeune d’une douzaine d’année environ, pieds nus, une chemise déboutonnée et qui portait sa petite sœur avec qu’une seule main. Bien sur, j’ai oublié de dire qu’à notre arrivée nous avons dû aller saluer les vieux dans leurs cases à palabres.  Nous avons picniqué dans un bolong, dans un espace découvert bien loin de tout.

Ensuite, nous avons largué l’ancre au milieu d’un chenal pour pêcher. Nous avons péché 6 magnifiques carpes rouges. Tranquillement, notre piroguier nous a emmené au reposoir des oiseaux dans un coin bien reculé et après être engagé dans des chenaux plus étroits. Hélas, nous n’avons pas vu d’oiseaux et sommes repartis alors que le soleil avait disparu derrière l’horizon. Nous avons vogué jusqu’à 21h sous les myriades d’étoiles, un chant lointain d’un muezzin malgré le bruit incessant du moteur du bateau. Nous avons du pousser plusieurs fois la pirogue car la marée était basse. Nous avons dû quitter le « navire » à peine loin de l’embarcadère et marcher dans les eaux obscures non profondes. Arrivée à l’hôtel vers 21h30 et dîner avec comme entrée les huîtres de Sokone.

 

 

Vendredi 9 février. Une journée de voyage harassante. 8 heures de route dans un taxi brousse avec un chauffeur laconique et pas aimable du tout. La poussière s’accumulait sur les valises et dans nos cheveux en sueurs. Arrivés à Dialokoto, nous avons du être rapatriés sur Wassadou car il n’y avait plus de places. Le campement de Wassadou était situé loin de la route, au bord du fleuve : la Gambie. L’endroit fut grandiose avec les rôniers et les cases, les fromagers gigantesques. Nous pûmes observés un splendide coucher de soleil avec en contre-jour des rôniers et baobabs habités par des dizaines de babouins. Dans le fleuve, des hippopotames bruissaient.

 

 

            Samedi 10 février, nous avions attendu notre guide de Dialokoto à 7h30 mais n’étant pas venu, Moussa, le gérant de l’hôtel nous as vite pris en charge dans un 4X4 exprès pour le safari photo. Un autre gars nous accompagnait. Nous dûmes montrer nos papiers à la gendarmerie de Dialokoto puis se procurer d’un droit de visite à l’entrée du parc du Niokolo-Koba à Dar el Salaam. Nous avons pris en route une femme avec ses deux petits garçons.

Au cours de la matinée, nous avons vu pleins de rolliers d’abbyssinie, de phacochères, de Guib harnaché, de cob de Buffon, des babouins, des patas, et des marabouts. Nous avons admiré les animaux à la superbe mare de Simenti. Moussa, notre guide, nous as montré un gué bien abîmé et avons mis les pieds dans la Gambie. Enfin, nous avons traversé la rivière Niokolo Koba sur un pont de singe. Périlleux ! Au retour à Simenti, nous avons vu pleins de Cob de Fassa dont un à même pas trois même qui était resté immobile. Nous avons pris notre repas au campement de Simenti se trouvant sur une belle boucle de la Gambie. L’endroit fut magique.  L’après midi, dans une chaleur assez étouffante, nous sommes allés au campement scolaire à Darmattan en ruine. Il y avait un gros feu de brousse et qui allait embraser une cage avec à l’intérieur une panthère. Moussa était un peu inquiet et nous avons du rebrousser chemin au cas où la panthère réussirait à s’échapper. Nous sortimes rapidement du parc pour ensuite aller chez Moussa. Pourquoi ? Parce que son père a connu mon grand-père à Tambacounda en 46-47-48 !?!.

Retour à Wassadou après une journée mémorable.

 

 

            Dimanche 11 février. Un médecin de Vélingara est venu nous chercher avec son pick-up de l’hôpital pour nous amener sur mon lieu de mission. Nous fîmes deux heures de route au lieu de trois heures.

Le week-end du 4 et 5 février, je suis allé retrouver les 7 volontaires* à Popenguine, sanctuaire mariale à 60 Km de Dakar, sur la petite cote. J’étais parti très tôt de Mbour où j’étais auparavant. J’ai marché 9 Km entre Sindia et Popenguine traversant un paysage assez aride, ponctués de roches basaltiques. La route était bordée d’arbres et j’avais donc heureusement de l’ombre digne de ce nom. Il faisait beau et chaud. J’ai apprécié l’arrivée en voyant l’océan et l’entendre murmurer. J’ai du aller boire dans un resto bar boire trois bouteilles dont un coca et deux jus d’ananas. Un maghrébin colportait des bijoux et voulait m’en montrer. «  Ta femme sera ravie. Les bijoux sont en pure argent ». Je souriais et lui disais que j’étais célibataire. En attendant que les autres volontaires arrivent, j’en ai profité pour visiter un peu le village, l’église puis manger un bon steak frites. J’ai aussi pris l’occasion d’aller sur Internet mais impossible d’aller voir mes mails.

Bref, j’ai retrouvé la bande à l’église, lieu de rendez-vous. Nous sommes allés prendre possession de la maison que Laetitia (Venant de Dakar) avait loué. C’était une grande maison blanche avec une terrasse sur le toit, et à 1 minute de la plage. Faut avouer qu’elle était un peu délabré avec les fissures sur les murs, le sol carrelé vallonné mais des lits très corrects et avec des sous draps préparé par le propriétaire.

Nous sommes allés manger à la pizzeria ou j’y étais avant. Simon, volontaire de Saint-Louis nous avait rejoint en pleine forme. Et c’était parti pour 24 heures environ de discussions sur nos missions, la vie de tous les jours etc.  Puis des rires. Puis nous sommes allés sur la plage, avec au programme, baignade et ballade vers la falaise pour trois des filles (plutôt une dame et deux filles). Puis courses pour manger et boire le soir avec au programme bière (La gazelle et Flag) puis saucissons et bien sur tartiflette (Avec un vrai reblochon) préparé avec soin par les dames et demoiselles.  Repas convivial sur la terrasse malgré la fraîcheur et le vent. Pour la suite de la soirée, nous sommes quand même redescendus dans le salon pour discuter puis jouer au tarot, puis belote sénégalaise.

Le lendemain matin, après une bonne nuit, nous avons vaqué à nos occupations tels que aller à la messe ou petite ballade. A midi, nous avons bricolé avec du pain, du vrai fromage et saucisson. Simon nous a hélas quitté vers 14h pour rentrer à Saint Louis. Puis nous nous sommes allés faire un tour au sanctuaire marial, lieu de pèlerinage pour tous les cathos du Sénégal début mai.

Enfin, comme dans toute instant de la vie, les meilleurs moments devaient finir. Nous prîmes un taxi pour Sindia pour ensuite prendre un vrai bus pour Dakar (après avoir attendu un bon moment en plein soleil et chaleur). Jeannine était parti de son coté à Sindia. L’arrivée à Dakar se fit sans encombres.

 

 

* Les volontaires présents au week end sont :  Jeannine à Kaolack, Laetitia, Baptiste, Julie, Sabrina et Claire qui sont à Dakar, Simon à Saint Louis et moi-même.

Bonjour à vous,

Me voici rapidement sur internet pour vous dire que tout s'est bien passé! Mes parents et les Le Moine sont partis en pleine forme ce matin avec Frère Pierre. ( Un peu triste de ne plus me revoir avant six mois!!! Enfin, je crois!).

Je vous ferai un récit complet du voyage effectué lors de la semaine avec les photos. Soyez donc patient. Ici fait très chaud et beaucoup de vent.

Sur ce, à très bientot avec le récit du voyage, les photos et quelques poèmes!!!!

Mais que fais tu donc à Saly, sur la petite cote? C'est pleins de touristes là-bas!

 Bah oui, je suis en vacances mais à Saly, c'est juste pour une petite promenade dans la journée. Je suis en fait chez les frères de Saint Gabriel, où se trouve Jean-Claude, un volontaire DCC comme moi. C'est notre chargé de mission qui m'a ramené de Vélingara en vroum-vroum hier.

En quittant mon humble demeure et les frères et en arrivant à Mbour, j'ai un pincement. je me suis rendu compte que j'étais dépaysé et que Vélingara me manquait déjà! Je ne vous dis pas dans quel esprit je serai à mon retour en France! Tout pour vous dire que je suis parfaitement heureux dans ma mission et dans la relation avec les gens. On relativise certaines choses et on profite avec ce qu'on a sous la main. Cela évite de créer des besoins inutiles et d'avoir des manques. Ce qui est bien loin de la société de consommation où il faut acheter, consommer ou être dans la mode pour ne pas être décalé par rapport à la société.

Bref, je suis en vacances pour 8 jours. En effet, je serai à Popenguine pour un week end DCC. Puis lundi, je rejoins mes parents et les Lemoine, grands amis intimes et dont Cécile qui est la marraine de mon grand frère Raphaêl. ( Oh, mais! Il parle de nous là sur internet! Bigre. On va porter plainte pour divulgation des renseignements privés sur voie publique). Nous irons à Saint Louis, puis dans le Saloum, dans le Niokolo Koba et enfin ils vont me déposer à Vélingara et connaitre mon lieu de mission.

Donc, dans le 12 février au plus tard, vous aurez pleins de récits de voyages et de photos inédites.

Vive la DCC et la famille

Bonjour à vous tous,

Juste des petits mots pour que vous ayez de la lecture mais pas de poèmes pour aujourd'hui. Promis pour la prochaine fois.  Alors qu'il neige là-haut en France comme en Lituanie, pays où se trouve l'une de mes chères amies, il neige. Ici comme à Burkina, au Sri Lanka, il doit faire très chaud mais vraiment chaud avec 35 degrés à midi déjà. Les manguiers sont en fleurs et quelques uns donnent déjà des petits fruits tout vert. Les oiseaux sont nombreux et gazouillent sans cesse depuis l'aube jusqu'au soir.

Les élèves sont en week end de quatre jours à cause de la Tamkharit. ( Fête de la naissance de Mahomet).

La nuit hante les cauchemars,
Effraye sans crier gare
Les hommes superstitieux, hagards
Dans leurs croyances ignares.

Ne peut-on pas trouver dans la nuit
Quelque chose qui vit, qui luit ?
Ne peut-elle pas apporter la sérénité
Quand tout s’endort avec la liberté ?

Minuit. L’heure du crime éternel
Tuant nos peurs, nos angoisses venelles.
Minuit. Le temps des amours est venu
Et toute notre âme est à nue.

L’obscurité s’éclaircit à l’horizon.
On devine les silhouettes des saisons
Aux arbres nus ou bien en foison
De feuilles qui chassent notre raison.

Ö nuit, ôte ta robe de tristesse,
De mort. Tes larmes, qui sans cesse
Coulent l’inquiétude des ombres.
Ö nuit, sort de ta pénombre.

Une coupure d’électricité.
Un noir absolu à cette heure.
Un silence d’éternité.
Maman ! J’ai peur !

Au sommet d’une colline,
Au milieu d’une ville,
Se tenait un géant immobile
Comme une goutte de résine.
Bilbo ne bougeait guère
De peur d’écraser les hommes
Et désespérait de ne rien faire,
D’être inutile en somme.
Il évitait de souffler, craignant
D’ébranler les murs Les nuages, gagnant
Ses narines, le chatouillaient
Et se forcer de ne pas éternuer.
Il voulait pleurer mais se retenait.
Tel une statue vivante, il était une bombe
A retardement dévastatrice.
Même s’il mourrait, cela serait une hécatombe
Un carnage. Une jeune cantatrice
Se mit à chanter à ses pieds.
Les notes enveloppaient le géant,
Le calmaient et le liaient
D’un amour vif et béant.
Bilbo sentit son corps frémir
Pour s’envoler en douceur
Vers le ciel de toutes les couleurs.
En silence, il se met à rugir
De bonheur, de liberté
Et survola la ville émerveillée.
La cantatrice envoûta les nuages
Pour accueillir le géant ravi
Pour ses mille voyages

De l’amour et de la vie.

Copyright 2007. VL

Rire dans un regard de tendresse !
Oubliés les moments de détresse !
Chantez sans attendre de souffrir
Et de crier sans pleurer et gémir.
Frémir de joie au fil de la brise
Et danser sur une plume cerise.
Vivre sans se faire de soucis
Et se laisser tomber sans sursis
Dans une confiance véritable.
Aimer d’un espoir redoutable.

Copyright 2007. VL

             Vous ne pensiez pas tout de même pas que j’allais vous abandonner et vous laisser en manque de lecture. Je suis donc de retour et en pleine forme. ( Comme d’hab’. Je n’allais pas vous dire que j’ai une jambe cassée, un œil en moins, une fièvre de cheval et le dos brulé. Non, je vous rassure, je n’ai rien. Quand on est loin, on ne revèle pas ses soucis de santé de peur que les proches ne se fassent des soucis pour rien. Je n’ai rien mère, je t’assure !!!). Même s’il n’y a pas d’événements majeurs, exceptionnels, marquants, extraordinaires, je vous relate malgré tout quelques petits riens qui font une vie quotidienne bien remplie.

Depuis deux jours, Un gars fait construire une maison devant le collège sur le chemin et aux abords. Les maçons ont creusé une tranchée à travers le chemin. Frère Pierre et l’abbé Gomèse ont fait appel au maire et au préfet. Ce matin, frère Régis a bouché la tranchée mais des gens se sont pleins et finalement les maçons ont repris le travail. Comme le gars a tous les titres et que son oncle est le troisième adjoint du maire, il a tous les droits. Donc pour l’instant les voitures doivent faire un grand détour et un autre chemin est train de se faire avec les milliers de passages des élèves par jour. Maintenant, les frères ne s’en occupent plus et c’est l’affaire de la mairie.

Mercredi dernier, j’ai eu 7 jeunes pour l’atelier conte et je leur ai raconté une de mes histoires en intégrant des noms d’oiseaux. Nous avons vu par la suite ce qu’il y avait comme oiseau dans notre région. Ils étaient ravis et je prévois pour le mercredi prochain une histoire avec les animaux de la région. Je tricherai un peu pour prendre les animaux du Niokolo Koba.

Depuis quelques jours, dans un grand arbre, plutôt deux arbres en un, chantent ou gazouillent des trentaines de merles métalliques. Cela fait un boucan pas possible à coté des classes de 6ème et 5ème et surtout au niveau de la bibliothèque. Je peux facilement voir quelques autres espèces tels que les Bagadais (Petit oiseau blanc et noir huppé avec des yeux bien jaunes), puis des tisserins, des Bubuls communs et des espèces de merles noirs.
Les chèvres viennent toujours brouter ainsi que les moutons et je reçois parfois une honorable visite d’un chevreau bêlant bien fort en entrant. (Et ça vous fais rire ?... Vous avez bien raison…)

Depuis quelques matins, le ciel est gris et le soleil peine à montrer sa belle robe qui n’est que jaunâtre. Il fait bien doux, environ entre 24 et 25 degrés. Quelques arbres perdent leurs feuilles tel que les teks puis d’autres bourgeonnent, fleurissent tels que les acacias et les manguiers.

Les inconvénients de la cohabitation entre les musulmans et les chrétiens ? Y en a une précisément, ce sont les hauts parleurs des mosquées qui sont mis à fond. A l’heure de la messe à 18h30 le soir, on n’entends pas très bien le curé disant la messe surtout qu’il n’a pas de micro. Mais heureusement, notre chapelle à la communauté se situe bien loin de la mosquée. A Bambey, par exemple, l’église se trouve juste à coté de la mosquée.
Comme je l’ai lu dans un article écrit par un musulman de Tunisie : « Pourquoi prierions nous pas dans le calme comme en Malaisie. Cela respecterait les personnes malades et les personnes âgées de la sieste et à l’aube.
Je sais bien que nous sommes une minorité de chrétiens ici au Sénégal mais cela n’empêche pas de respecter les croyances des uns et des autres. C’est un vaste débat. Jusque où va la liberté des religions dans la cohabitation ?

Voici fini les petites histoires et les questionnements…
A vous l’antenne !!!  

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