Portrait

                                                                          Vivien LAPLANE, 25 ans, éducateur diplomé


Communauté de frères de Ploêrmel
BP 7
VELINGARA
SENEGAL
( vivienlaplane@free.fr)

 

 

 

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Mon arrivée vaut bien un article, un chapitre ou mieux un roman. Après avoir dit au revoir à Claire, une volontaire arrivant aussi au Sénégal et travaillant à Dakar, puis David, un gars très sympathique apportant du matériel scolaire pour des écoles pour une semaine (Homme marié de 27 ans et ayant une petite fille de deux mois environ), je cherche le frère de Thiès qui devait me chercher. Personne. Je reste serein. Pas de panique. Soudain, Idrissa, un grand ami de mon oncle François, surgit et me dit qu’il a eu du mal à me reconnaître 5 ans après à cause de ma barbe. Je lui informe qu’une personne doit me prendre. Nous attendons puis téléphonons à Vélingara pour avoir le numéro de téléphone de Thiès. C’étaient trois frères dont un blanc habillé en jaune qui devait venir me chercher et sont partis à 13h ( mon avion était arrivé à 16h et il est 17h). Ils devaient être là. Nous attendons encore et après l’accord de Frère Régis de Vélingara, Idrissa décidé de m’emmener chez lui, car il avait tout préparé et sa famille m’attendait. Arrivé chez sa deuxième femme, après avoir bu deux verres de coca et entendant le muezzin psalmodier, mes hôtes téléphonent pour dire qu’ils étaient à l’aéroport. Il est 18h35 ! Idrissa leur donne rendez vous à la foire. Sur place enfin, nous nous rencontrons. Le frère blanc s’appelle frère Jacques et les deux autres frères postulants, frère Luc du Togo et Frère Célestin de Haïti. Il est 19h30. ( je sais, j’ai même pas vu le temps passer). La nuit tombe. Nous mettons trois heures pour arriver à Thiès, qui était à 70 km de Dakar. Il n’y avait point d’accident, ni trop de voitures, ni de flaques d’eau barrant la route. C’étaient tout simplement les cars rapides qui s’arrêtaient au milieu de la route. Nous avons eu droit à une explosion en face de nous, un gros nuage. C’était simplement un pneu d’un camion qui avait éclaté. Nous sommes donc arrivés sain et saufs à Thiès à 22h30. Nous avons remplis nos estomacs puis je me suis couché après avoir pris une douche froide bien délicieuse.

Bonjour à tous,

Et voilà! Je vais prendre l'avion demain! Derniers sourires, dernières blagues avec mes parents, ma petite famille.... Les valises sont bouclées mais ma tête est déjà dans les nuages.... avec les anges.... Merci à vous tous qui m'avez accueilli en ces derniers jours et désolé pour ceux que je n'ai pas pu voir. ( J'en vois qui verse une petite larme... moi! C'est humain.) C'est le grand jour pour des jours riches....

A très bientot pour vous raconter l'atterrissage, la plongée dans la culture sénégalaise, l'accueil etc.... ( Il me semble que j'ai fait des fautes... c'est l'émotion positive!)

Je pars. Je quitte ma famille, mes amis.
J'emporte mes souvenirs, mes rêves,
tout ce que je suis, pas à demi-
mesure. Je ne fais une trève
de mes soucis. Je ne les fuis pas.
Je les emmène, que pas à pas
je les résolve avec espoir.
Vos sourires me carresseront le soir
dans mes songes dans la solitude.
Partir n'est point l'interlude
ni l'entracte d'une vie
mais un tremplin pour l'avenir.
Point je ne m'oublierai.
Point je ne vous oublierai.
Merci pour ce que vous êtes,
à ma famille et à mes amis.

Bonjour à tous,

Le collège Jean paul II accueille 250 élèves! ( Je vous dirai sur place si c'est un lycée public ou privé). Par l''intermédiaire des photos de frère Pierre ( Mon partenaire je précise), j'ai remarqué que les filles portaient des blouses pour éviter qu'elle se ruinent en de beaux vêtements pour draguer! Chaque petit batiment abrite une classe et c'est éparpillé dans une dizaine d'hectares ( à preciser). Il y a un grand coin où sont garés des vingtaines de vélo.

Tous les professeurs sont sénégalais. Seul le directeur est français, le frère Régis.

Informations à suivre quand je serai sur place! Tic tac.... et avec des photos bien sur! La rentrée se fera fin septembre! J'aurai le temps donc de refaire un inventaire de la biblitohèque et que cela soit prêt pour la rentrée des élèves!

Bonjour à tous,

Je pars toujours le vendredi 8 septembre mais plus tot dans la journée. Mon avion décollera à 12h00. ( Si tout se passe bien) et j'arriverai à Dakar à 16h00. ( Heure local). Mes bagages sont presque prêts et je n'ai pas encore fini de faire mes au-revoir surtout dans le nord!

Bien à vous tous,

Sur une chaise au bord de la mer,
Il scrutait l’horizon loin derrière
Les ondes frémissantes d’émeraude.
Il songeait aux gens qui minaudent
Dans les rues de la capitale déserte.
Un silence bruyant résonnait inerte
Aux oreilles du vieil homme serein.
Il allait prendre son vieux train
Et partir seul vers les hauteurs,
Source de vie et de bonheur.
 
Vois tu s’élever le soleil embrasant
Les grains de sable de son feu ?
Mille miroirs jaillissent des abysses.
Tu t’en va loin, vers un ailleurs,
Vers un inconnu où tu découvriras
Des visages, des regards, des sourires.

Un homme perdu dans le désert d’Atacama
Il marche droit devant lui.
Fixant l’horizon infini,
il cherche quelque chose.
Regarde les montagnes arides
Dénudées de beauté et de laideur.
Il aperçoit le soleil qui se lève
se parant d’une rose rouge flamboyante.
Les nuages se déguisent
et se maquillent en coquelicots.
Dans son âme,
il regarde ses tiroirs
au fin fond de sa mémoire.
Il ne se souvient de rien.
Il cherche son histoire.
Il ne sait pas d’où il vient.
Errant sur la route,
Une voiture beige s’arrête.
Une jeune chilienne
l’emmène.
Il est moins seul.
Elle lui parle.
C’est de l’eau pur dans son coeur.
Il boit ses paroles.
Les dégustent.
Quelque chose lui revient en mémoire.
Des moments avec une femme.
Une femme brune aux yeux bleux.
Elle portait souvent une robe rouge
et des châles noirs et blanches.
Elle ressemble à quelque qu’un.
Des souvenirs agréables.
Arrivé à Santiago,
Elle le dépose
devant la gare historique.
Elle s’en va,
Le coeur de l’homme se pince.
Cette gare.
Il déambule dans les rues.
Dans la foule intermittente,
il se sent seule.
Il arrive devant le stade.
Il entend des cris.
Il se retourne.
Il ne voit rien.
Il voit des images dans sa tête.
Il croit entendre des fusillades.
Il croit voir des militaires.
Il se sent emporté vers ce stade.
Il a l’impression d’être nu.
Il prends peur.
Il court droit devant lui.
Il veut oublier.
Tout oublier.
Tout ce qui s’est passé en cette terrible nuit de septembre 1976.
Il quitte santiago.
Il pleure.
Il a tout perdu.
Il avait une femme.
Est elle toujours vivante?
Des jours après,
marchant seul dans le froid de patagonie,
voyant ces fjords englaçés
et de beautés,
Il sent mieux.
Beaucoup mieux.
Il a retrouvé ses souvenirs.
Il veut les oublier maintenant.

Ecrit en 2001.

Je dédie ce poème à ma chère amie Marie-Hélène

C'est un matin d'hiver

Où les vents s’en vont fier

Vers un horizon éphémère

Pour rendre fou des guerres

D’amour et de haine chimère.

C’est un matin des mères

Où coulent des rivières

De tendresse de lierre.

Douceur d’un matin clair

Où les oiseaux reviennent guère

Mourir dans des éclairs

Et de pluie de plombs chères.

C’est un matin amère

Futile dans le sang et chair

Des âmes perdues dans les airs.

Plus rien à croire et à faire.

Juste à espérer que nos pères

Relèvent les têtes, austères

Dans un pays prospère.

C’est un matin d’hiver,

J’écris sans avoir l’air

Des proses, des vers

Au goût d’été vert.

Ce blog a comme objectif premier de vous faire découvrir ma vie sénégalaise en tant que volontaire de la DCC. J'aurai comme support un journal de bord que je ferai régulièrement dont j'en tirerai des éléments interessants pour ce blog. Et bien sur, pour vous décrire mon lieu de mission, le travail qui se fait etc... avec des anecdotes croustillantes et des photos.

Puis j'en profite en même temps pour mettre en ligne mes poèmes, une de mes passions. Ne soyez point étonné parfois par son contenu et le sens de ces textes. Je vous remercie d'avance pour votre compréhension et de vos commentaires....

Bien à vous tous,

Au Gaou Bénat
 
A coté de la mer, retirée dans une baie
Se trouve un tennis-club geré par un passionné.
Sur le grand parking sous les pins parasols
Sont garés des wiskis et des caisses en tôles.
Des enfants s’entraînent, heureux sur un vieux mur,
Décorés de fragons et de petites fleurs.
Sur la plage, traînent des sandales et chaussures
Des planches et canots, invisibles aux rêveurs
Des ruin’ de cabestan démunis de linguets,
Souvenirs d’un radeau, médusé aux beautés
Des sirènes échouées buvant des guildives
Et bronzant au soleil de la Cote d’Azur.
Des jeunes bellâtres sont sur le qui-vive.
La famille Laplane aperçoit un flibot
Echoué sur l’île. Un risque se mesure.
Un ébarouissage, un étiolement sûr.
Tel pris dans un résure, les nuages de chaux
s'évaporent au mistral, gagnant des rives d'or.
 
PS: Poème écrit à la suite d'un défi lancé par mon cher oncle Laurent, sur le thème de notre lieu de villégiature d'été près de Bormes les Mimosas.
 

Quand je pars?

Si tout se passe bien, je prendrai l'avion le vendredi 8 septembre à 14h30, à l'aéroport Charles de Gaulle-Roissy. Et j'arriverai sur Dakar le soir à 18h30! Rapide, n'est ce pas?

Pour l'instant, je me repose et m'énivre de la famille et de mes amis!

 

L'Orage

Un orage
s'avance de rage
vers les mornes plaines
essorant sa laine
de ses larmes mortelles
s'échouant sur un chène immortel.

2005. VL

Et voilà, le stage est fini depuis une semaine environ! Ce fut mémorable et nécessaire pour notre préparation au départ!

Derniers préparatifs à effectuer comme faire les vaccins, banque à régulriser, faire les photocopies de nos papiers et diplômes ( qui sont dans mes cartons à Tourcoing, oups!), résilier mon abonnement SFR etc... et pusi bien sur, faire mes adieux à la famille et aux amis. ( ADIEU??? Mais non, juste un au revoir, inch allah.)

A suivre...

Bonjour à tous,

Dans une semaine et demi, je vais entamer mon stage de préparation au départ!
C'est en fait archi sùr que je pars car j'ai eu mon diplome vendredi dernier!
Carquefou! Retour aux sources car j'y étais un an à Nantes y a trois ans! Comme le temps passe vite!

Bien à vous tous,

Vivien,
Où se trouve Vélingara?

Cette ville comptant environ 20 000 âmes se situe à 107 km au sud-ouest de Tambacounda, et à 565 km de Dakar.

Vélingara ne dispose pas de grandes structures touristiques.  ( D'après ce que j'ai lu. C'est à confirmer sur place).
La ville ne se situe pas loin du parc du Niokola Koba dont j'ai souvent entendu parlé et lu à travers les aventures de Spirou et Fantasio.


Vélingara, ville au doux nom exotique.
Vélingara, objet de mon avenir
qui me fait esperer et sourire
en une aventure peut être épique.
Pourquoi partir?

A la suite des intérrogations de quelques uns, je vais m'expliquer sur les raisons de mon départ.

Qu'est ce qui te pousse à partir?

Tout d'abord, c'est pour moi une connotation humaniste. Je voudrais dire par là que je voulais me donner, faire don de ma personne au service des autres. Je voulais être au service d'un partenaire local qui aurait besoin de mes capacités humaines, professionnelles et aussi spirituelles.
C'est aussi un principe de vivre dans une autre culture, découvrir une autre manière de voir le monde, d'appréhender différement sur ce qui nous entoure.
C'est donc ma soif de découverte, de rencontres, de partage et de voyages.
Partir  n'est pas pour moi une fuite et ne dois pas être une fuite car sinon cela ne ferait que décaler  en un temps donné nos fardeaux  quotidiens.

Mais Vivien?  ta formation ne va pas être  valorisé?

Mais si, ma formation va être enrichie par le travail en équipe, le contact avec les enfants et les familles. Et qui te dit que je ne ferais pas autre chose à coté sur place? On ne sait jamais ce que  la vie nous réserve!

Cela fait longtemps que tu veux partir?

Depuis quelques années et encore plus quand je suis parti au Sénégal pendant un mois en 2001! Et puis,  l'Afrique a pour moi une connotation bien particulière car  mes  grands parents ont vécu là-bas!  ( j'en ferai pas un roman, ça serait trop long)

Voilà, j'espère que ça suffira amplement.
Si  vous voulez plus de précisions, n'hésitez pas à me contactez!

Voilà! J'ai donné mon accord de principe. Il me reste juste la confirmation de mon partenaire local à qui la DCC a envoyé mon accord avec mon CV.

J'ai eu auparavant le chargé de mission qui m'a rassuré que le poste était interessant.
D'une, je n'étais point inquiet et de deux, il il n'allait pas me dire que le poste était une mauvaise affaire etc...

Maintenant, direction mon cher petit diplôme qui m'attends de pied ferme.

Bon courage à vous tous pour les examens, le boulot, la famille ou la retraite pour certains.

En ce jour du 2 mai, je médite le poste que me l'on me propose. J'ai eu vent de cette nouvelle il y a trois jours sur le plateau du Vercors ( Dans le brouillard et avec quelques névés, et je m'étais perdu), par un coup de téléphone. J'avais reçu le courrier chez moi et j'ai du demander à une personne de me lire le courrier. Quelle surprise!

Voici ce que l'on me propose:
 
Nous vous proposons, sous réserve que le partenaire accepte votre
candidature, un poste de :
 
ANIMATEUR SOCIO EDUCATIF
                      Pays :   SENEGAL
 
Départ prévu :  SEPTEMBRE 2006                Durée du temps de volontariat
: 12 mois
Renouvelables.
 
Définition :
 
Il s'agit de participer à la vie du collège et à son animation (hors
enseignement proprement scolaire), dans les domaines sportif, culturel,
religieux... et de participer aussi aux engagements de la communauté,
notamment auprès de la paroisse.
Il s'agit d'apporter 'un plus' à l'action éducative et d'offrir au
volontaire mennaisien de participer à un engagement missionnaire de l'église
et de la congrégation, au service des jeunes.
Les partenaires sont la communauté des frères et l'équipe éducative, les
bénéficiaires étant  les élèves.


Le volontaire aura pour tâches :
     Etre présent auprès des jeunes,
     Gérer la bibliothèque,
     Aider au cours d'informatique,
     Aider au soutien scolaire,
     Participer à la catéchèse et à l'animation  chrétienne (collège, internat,
paroisse),
     Assurer les services matériels multiples... selon les possibilités et selon
les goûts.
 
Le volontaire est suivi par le responsable du collège, supérieur de la
communauté, qu'il rencontre régulièrement. Les évaluations sont facilitées
par le fait que le volontaire  partage la vie de la communauté.
 
Logement : Communautaire - Résidence dans la communauté religieuse implantée
sur le lieu de l'activité. Vélo, voiture de la Cte.

A Vélingara en Haute Casamance

Maintenant, je vais contacter mon chargé de mission. Affaire à suivre...

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