Voici mon nouveau blog pour la suite des aventures: http://vivien69.over-blog.com
Vivien,
Volontaire DCC au
Sénégal
Vivien LAPLANE, 25 ans, éducateur diplomé

Communauté de frères de Ploêrmel
BP 7
VELINGARA
SENEGAL
( vivienlaplane@free.fr)
Hier, nous avons eu la remise des prix et la fête de l’école. Pour préparer la fête, j’ai aidé à installer les chaises puis cassé les blocs de glace pour les boissons. La fête a commencé à 10h30. J’ai eu juste le temps de faire une petite répétition avec mon petit groupe. Nous avons eu donc droit à quelques discours dont celui de Frère Régis qui a été très percutant prônant la responsabilité des parents dans l’éducation de leurs enfants et surtout des filles. Ici, les jeunes sont souvent livrés à eux-mêmes.
Il y a eu des interventions des élèves de l’école de Saint Joseph qui ont dansé puis fait un sketch.
Mon petit groupe de jeunes est intervenu après les remises des prix des sixièmes et cinquièmes.
Je les ai placé et encouragé et j’ai dû expliquer au public sur ce qu’il allait entendre. A peine qu’ils avaient commencé à réciter, le public était extrêmement attentif. Plus les jeunes
récitaient, plus j’étais ému. A la fin, applaudissements. Je suis allé les féliciter puis dû partir discrètement pleurer(de joie) dans un coin. J’étais fier d’eux et j’avais réussi ce que je
voulais faire.
La fête s'est terminé par un pot d'amitié avec boissons et beignets.
Tout s'est donc bien passé et l'après-midi, il y a eu les finales foot entre les sixièmes et cinquièmes filles puis entre les cinquièmes et troisièmes garçons. C'est bien sympa. Il y avait la
musique à fond et Marcel commentait le match mais par certains moments, disait n'importe quoi! ( Un vrai gamin quoi)
Voili voilou, bien à vous tous
- Partons vers d’autres horizons
Au-delà de nos désespoirs
- Je veux bien prendre une poire
Et la manger sans raison.
- Luttons contre toutes les haines
Avec nos joies et nos rires.
- Je prendrai bien une petite laine
Il fait froid à faire frémir.
- Et si tu m’écoutais pour une fois
Et me répondais sérieusement.
- Mais je n’ai pas de crise de Foi
Oh que nenni ! Point je ne mens !
- Bigre de rage, écoute-moi
- Vas-y parle sans émoi.
- Je te proposai de partir.
- Je ne veux pas mourir.
- D’aller gravir les montagnes
- Je ne veux pas prendre de castagnes.
- D’aller voguer dans les eaux vives.
- Je ne veux pas échouer sur les rives.
- Allons faire mille voyages.
- Je n’irai pas en cage.
- Bon, restons ici s’ennuyer !
- Juste vivre avec sérénité
Et profiter de chaque seconde
Entre nous, en ce monde
Qui bouge sans arrêt, s’ignore.
- Tu es malade ? Tu t’endors ?
- Juste un brin d’intelligence
dans mes abimes d'ignorance.
Copyright 2007.VL
Bonjour à tous,
Encore deux semaines à Vélingara. Je savoure encore mes derniers moments à travers les sourires, les regards, les couleurs des paysages puis du soleil levant et couchant.
Etrange sensation de partir, de ne pas partir, une transition où se mêlent la joie d’avoir vécu et la tristesse de partir.
Quelles sont tes meilleurs souvenirs, petites choses dans la vie quotidienne ?
- Les sourires des enfants dans la rue quand je vais au marché puis ceux du collège.
- Les élèves qui venaient juste me dire bonjour à la bibliothèque : « Bonjour Frère ! »
- Echanges autour d’un verre avec le Frère Régis sur tous les sujets possibles !
- Le « Salut la jeunesse » de l’abbé Gomèse
- Les oiseaux chantant sans cesse et volant dans la propriété tel que les Goneleks, les merles, les Timalies, les petits calaos.
- Les chèvres et moutons qui viennent brouter.
- Le jus du bissap et bien sur les mangues.
- Les bons plats de Mame !
Et tes mauvais souvenirs ?
- Les insectes lors de l’hivernage pénétrant partout là où on ne veut pas qu’ils se trouvent !
- Les « Hello, How are you » dans la rue ! « Psst ». « Donne moi cent francs »
« Cadeau ».
- Les coupures d’électricités quand t’as besoin de ventilateur pour dormir.
- Les mourides qui hurlent dans leur micro le jeudi soir.
- Les musiques trop fortes lors des fêtes.
- La bourbouille ! ça te démange sans cesse à cause de la sueur.
J’en ai sûrement d’autres bien sûr mais en plus grand, comme mes séjours avec mes parents et des grands amis puis le week end DCC à Popenguine, ainsi que mon séjour à Gabù ou les ballades en
Brousse !
Partir, c'est mourir un peu. On laisse tout et rien derrière soi. je ne serai qu'une ombre dans les souvenirs des gens. ( J'exagère un peu... je sais).
Et que vas tu faire l'année prochaine, en France?
Si tout se passe bien, j'irai à Coutances, dans la Manche, vivre un an à l'école de la Foi. J'approfondirai ma foi à travers la prière, les
enseignements et surtout dans une vie communautaire et des missions dans la vie paroissiale et diocésaine.
Et voilà, sur ce, je vous souhaite à tous une très bonne semaine,
à ceux qui attendent leurs résultats du bac puis d'autres cocnours, ou ceux qui passent encore des concours ou des exams!
Bien à vous tous,
Au-delà des rêves africains,
Résonne des rires de quinquins.
Au-delà des horizons bleutés,
Apparaissent des veloutés
De nuages grisonnants.
Loin des airs d’accordéon,
J’entends le balafong
Caresser le vent d’hivernage.
Les arbres titubent aux visages
D’ivresse de musique.
Les génies deviennent moustiques
Mortels à jamais.
Les pleurs de la nuit mal-aimée
Disparaissent sous les notes.
Bonjour les amours, la vie !
Adieu les souffrances, les soucis.
Un petit verre
Sans rien avoir l’air
Peut nous emmener vers
Des horizons bien verts
Remplis d’éléphants en vair.
De l’eau coupable en hiver
Innocent en été téméraire.
De l’eau pur au printemps fier
Troublé en automne thuriféraire.
Un petit verre n’est guère
Rien dans une vie sincère
Ni moins rastaquouère.
Elle nous désaltère.
Moi, ivre ? Que nenni !
Rien n’est vrai ! Fini !
Que dis-je ? N’importe quoi !
Donc je reste coi.
Copyright 2007. VL
Le temps semble s’arrêter.
Mon esprit se met à ramer,
A voguer dans l’éphémère
Inactivité. Des poussières
D’envie de bouger s’envolent
Au gré de la brise frivole.
Je ne veux rien faire, écrire.
Tout m’est chimère, délire
De paresse, d’oisiveté.
Je suis esclave de ma liberté.
Sur la terrasse, je regarde
Le ciel, et le soleil qui me larde
De ses rayons avec sournoiserie.
Attendre que les secondes me rient
Au visage, en suspens éternel.
Au détour d’une pensée qui crécelle
Dans mon cerveau vide, j’agis
Dans cette ennui pour profiter
De la vie qui jaillit, gît
Tel une merveille dans l’univers.
J’en profite pour admirer l’air
Du temps qui s'écoule infiniment.
Copyright 2007. VL
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